Développement rural de 60 villages indigènes

Infographie
Agriculture intégrée Coopérative agricole Gestion intégrée des ressources en eau Valorisations des produits agricoles Agriculture biologique Création de revenus Accès aux aides étatiques Alphabétisation Amélioration des soins de santé Stratégie de mise en place d’une sécurité alimentaire pour les villages indigènes « adivasi » dans la région de Paderu Etat d’Andhra Pradesh, Inde<

Agriculture intégrée

La diversification des cultures (horticulture, légumes, maïs,…) si possible au niveau d’un potager familial permet plusieurs récoltes par année. Les élevages de poules et de poissons garantissent un apport nutritionnel supplémentaire. L’intégration de l’ensemble de ces pratiques au sein d’un seul ménage permet en outre de répondre à des intempéries ou sécheresse, aléas de la nature.

Coopérative agricole

Les agriculteurs de chaque village s’organisent dans une société de producteurs (village level producer society, VLPS). Les VLPS de l’ensemble des villages sont réunies dans la coopérative agricole « Joodla ». « Joodla » assure notamment la distribution de semences à partir de banques de semences, la valorisation des produits, ainsi que la vente des produits. Les agriculteurs n’ont dès lors plus besoin de vendre individuellement leurs produits ou de passer par des marchands intermédiaires.

Gestion intégrée des ressources en eau

Bien que les précipitions annuelles dans la région soient équivalentes à celles du Luxembourg, les ressources ne sont souvent pas utilisées durablement. Le captage de cours d’eau et de sources vers des bassins de rétention permet aux villageois d’utiliser l’eau pendant toute l’année aussi bien pour la pisciculture que pour des fins d’irrigation, sans pour autant nuire aux écosystèmes. Ceci garantit aux villageois un apport nutritionnel supplémentaire et plusieurs récoltes par an. L’eau est gérée au niveau communautaire. Les cultures utilisées sont relativement peu consommatrices en eau. Dans certains villages, la gestion des ressources en eau inclut également le renforcement des systèmes d’adduction en eau potable. Cette tâche incombe aux autorités locales, qui ne disposent cependant pas de moyens adaptés pour couvrir l’ensemble des villages de manière adéquate.

Valorisations des produits agricoles

Les agriculteurs membres de la coopérative « Joodla » déposent leurs récoltes de céréales au « processing center » géré par notre partenaire Amrutha. Dans ce centre, les graines sont nettoyées, concassées et pulvérisées au moyen de machines modernes. Les farines et les semoules sont alors vendues à des prix plus élevés que les produits bruts que les agriculteurs avaient l’habitude de vendre avant l’instauration du projet.

Agriculture biologique

Dans le cadre du projet des engrais azotés organiques sont utilisés exclusivement. Aucune application de produits phytopharmaceutiques à base chimique n’a lieu. Les semences et les plantes ne sont traitées que par produits naturels (p.ex. plante Neem, Jeevamrutham).

Création de revenus

3 sortes de revenus sont générées par le projet :

L’agriculture intégrée permet de produire un surplus par rapport aux besoins de consommation propre.

En novembre 2018, une convention a été signée entre la coopérative agricole Joodla et l’institut de produits de traitement ayurvédiques, Arya Vaidya Pharmacy (AVP). Les plantes médicinales locales serviront d’ingrédients aux produits fabriqués par AVP. Une partie du revenu de vente sera versée aux agriculteurs. La partie restante sera gérée par Joodla pour réaliser des investissements pour le bien communautaire. AVP s’est également engagé à la formation de jeunes bénéficiaires dans le domaine de traitements ayurvédiques.

Création d’un revenu supplémentaire par la vente de farines et de semoules fabriquées au « processing center ».

Accès aux aides étatiques

L’État offre différents soutiens aux populations indigènes. Les responsables de notre projet informent les bénéficiaires des aides disponibles et les guident à travers les processus administratifs parfois lents et difficiles. Ainsi, des pensions ont été obtenues pour des personnes âgées, pour des handicapés et pour des veuves. Dans plusieurs villages, des poulaillers financés par l’État ont été réalisés. Nos partenaires apprennent aux bénéficiaires de gérer cette acquisition : vacciner les poules, couver des œufs et protéger l’endroit face aux ennemis naturels. Suite à l’initiative de nos partenaires, les autorités offrent également des poissons à ceux qui ont creusé des étangs. Nos bénéficiaires ont également reçu de jeunes arbres fruitiers qu’ils ont intégrés dans leur agriculture. L’État a également comme mission de construire des systèmes d’adduction en eau potable. Faute de moyens étatiques, les réalisations de notre projet renforcent dans les villages nécessiteux la distribution et le bon fonctionnement à long terme de ces systèmes.

Alphabétisation

Les cours d’alphabétisation du soir sont donnés par des jeunes filles qui ont fréquenté l’école primaire pendant 10 années. Les bénéficiaires qui y participent apprennent tout d’abord à signer le reçu de leur vente par leur nom et non par poser l’empreinte du doigt. Ensuite, elles sont familiarisées avec les nombres. Ceci les rend capables d’évaluer la quantité de leurs produits à vendre. Ces deux techniques élémentaires renforcent leur estime de soi.

Amélioration des soins de santé

Les services de santé sont difficilement accessibles aux populations des villages. Pour cette raison, des camps médicaux sont régulièrement organisés par nos partenaires locaux. La région de Paderu est aussi connue pour sa grande variété de plantes médicinales. Notre projet valorise la tradition de traitement de certaines maladies (maux de tête, infections cutanées,…) par des herboristes. Des formations ont lieu avec une attention particulière au renforcement de capacités de jeunes herboristes « en herbe ».

Stratégie de mise en place d’une sécurité alimentaire pour les villages indigènes « adivasi » dans la région de Paderu Etat d’Andhra Pradesh, Inde<

Situation au départ

Les villages indigènes de la région de Paderu sont situés dans une région montagneuse isolée et difficilement accessible. Nombre d’habitants souffrent de malnutrition chronique. Les cultures traditionnelles (légumes, céréales,…) ont souvent été abandonnées au dépens de cultures dites commerciales (café, poivre,…). Les villageois qui possèdent souvent un niveau d’éducation bas, vendent leurs produits soit individuellement soit à des marchands intermédiaires à des prix dérisoires. La pauvreté, l’insécurité alimentaire et l’isolement engendrent une situation de santé précaire.

Objectifs du projet

L’objectif du projet actuel débuté en 2015 et co-financé par le Ministère des Affaires étrangères et européennes du Gouvernement Luxembourgeois, est de garantir jusqu’en septembre 2019 une sécurité alimentaire pendant 10 mois par année pour 1.000 familles bénéficiaires dans 50 villages indigènes. Entre septembre 2019 et août 2022 il est prévu d’étendre, dans le cadre d’un nouveau projet, le nombre de bénéficiaires à 2.000 familles dans les 50 villages tout en garantissant une sécurité alimentaire pendant l’ensemble de l’année. Des bénéficiaires seront également atteints dans 10 villages indigènes supplémentaires.

Le projet est mené en collaboration avec nos partenaires Center for World Solidarity (CWS) et Amrutha Welfare Society (AWS). Ces partenaires assurent un suivi direct des bénéficiaires et garantiront une implémentation durable du projet sans aide externe à l’échéance 2022. La sécurité alimentaire sera garantie par 9 piliers.

Présentation du projet:

Les indigènes de la région de Paderu – un demi-million (7% de la population) vit dans la région montagneuse des Eastern Ghats, difficilement accessible. L’insécurité alimentaire croissante et une situation de santé de plus en plus précaire sont le résultat de difficultés multiples, p.ex de longs trajets à pied pour aller vendre leurs produits aux marchés hebdomadaires ou encore la vente obligatoire de leurs récoltes à des marchands intermédiaires à des prix trop bas.

Le but global du projet est de regrouper les habitants des 50 villages en coopérative afin de leur assurer une sécurité alimentaire et de garantir des prix fixes sur les marchés des grandes

villes.

Développement du projet:

Le succès du projet est basé sur l’approche communautaire et sur l’implication des bénéficiaires:

– le renforcement de la sécurité alimentaire pour 1000 familles par la création de 750 potagers et des cultures de céréales respectueuses de l’environnement

– la création de coopératives organisant la vente du surplus des récoltes sur les marchés hebdomadaires

– la promotion des soins de santé par des formations en phytothérapie et la culture de plantes médicinales

– l’aide aux illettrés afin de profiter auprès de l’administration des aides étatiques (points de distribution de riz, construction de latrines et d’approvisionnement en eau potable, des étangs de pisciculture)

Durée du projet : avril 2016 – mars 2019

Coûts: 207.000 euros sur 3 ans

En juin 2016 Dignity asbl a eu l’accord du Ministère de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché de Luxembourg.

Partenaires en Inde : Center for World Solidarity (Hyderabad), Amrutha Welfare Society (Paderu)

Donateurs importants (>1.000 euros) : Gouvernement luxembourgeois, Rotary Club Schuman, Fraen an Mammen Saeul, Femmes d’Europe Bruxelles


Assurer les moyens d’existence pour femmes issues de communautés marginalisées

Années de réalisation : avril 2015- mars 2018

Partenaires locaux : CWS + 4 ONG’s locales (Hope, Manitham Trust, We-Trust, Wind-Trust)

Partenaire au Luxembourg : Pharmaciens Sans Frontières

Nombre de bénéficiaires : +/-3000 femmes et jeunes filles dans 25 villages

Coûts du projet : 135.000 euros sur 3 ans

En avril 2015 Dignity asbl a eu l’accord du Ministère de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché de Luxembourg.

Description du projet :

La situation des beaucoup de femmes est particulièrement précaire pour plusieurs raisons : exode rural des hommes, conversion des terres en terrain constructible, exploitation servile des femmes dans l’industrie textile.

Notre projet vise à soutenir 3000 femmes et jeunes filles dans 25 villages. Il comprend 4 volets :

  1. Formations professionnelles à des adolescentes et des femmes musulmanes

  2. Soutien à la création d’entreprises par des fonds d’entraide et de microcrédits

  3. Recherche d’emplois alternatifs pour des agricultrices ayant perdu leurs terres

  4. Promotion des pratiques agricoles traditionnelles durables pour agricultrices

Chaque volet du projet a lieu dans un district différent comprenant chacun plusieurs villages. 4 organisations locales sont responsables de la bonne gestion des différents volets. La coordination et la supervision du bon déroulement sont réalisées par l’ONG CWS.

  1. Fournir des capacités professionnelles à des adolescentes

L’objectif est de donner des perspectives professionnelles à des jeunes filles qui ont réussi à quitter le système du Sumangali. Le Sumangali est une forme de travail d’enfant qui est surtout pratique courante, bien qu’officiellement interdite dans l’industrie du textile au Tamil Nadu. La fille recrutée emménage dans un hébergement contrôlé par la société où elles sont traitées comme des esclaves. Les filles sont rarement autorisées à quitter cet hébergement et n’ont que très peu de contact avec leurs familles. Elles sont obligées à travailler pendant des périodes abusivement longues dans des usines bruyantes et sont exposées à des abus physiques et verbaux. Elles reçoivent des salaires excessivement bas et des cas de violence corporelle et sexuelle sont régulièrement rapportés. Des accidents de travail causés par des machines et des infrastructures marodes sont également fréquents. Les filles qui s’enfuient de cette situation où sont obligées d’arrêter le travail pour des raisons de santé ne touchent strictement rien de leur salaire. Les taux de suicides sont particulièrement élevés parmi les travailleuses « Sumangali ». Plus de 80% d’entre elles travaillent dans des filatures pour vêtements de marques de textiles bien connues dans le monde occidental.

Les activités de réinsertion pour les jeunes filles ayant réussi à quitter le système Sumangali aident les jeunes filles à mettre en place leurs propres activités économiques. Elles comprennent des cours de réparation de téléphones portables, des disques dures d’ordinateurs, ou encore des formations d’esthéticienne et de couture. Les activités sont choisies par les filles bénéficiaires. Les adolescentes qui auront accompli avec succès les formations se verront attribuées des microcrédits en vue de mettre en place leur propre activité économique. Il est prévu que ces crédits seront remboursées dès que possible par les jeunes entrepreneuses en vue d’alimenter les fonds d’organisation d’entraide de femmes. Ces fonds permettront dès lors la poursuite des séances de formation indépendamment du soutien financier par une organisation externe.

En parallèle, 500 étudiantes d’écoles publiques vont bénéficier annuellement et sur 3 ans par les formateurs des cours de développement personnel pour les protéger dans l’avenir contre d’éventuels abus par des employeur.

Avancement du projet en janvier 2016

Grâce au soutien de nos partenaires locaux HOPE et CWS, une soixantaine de jeunes filles et femmes de la région de Dindigul (Tamil Nadu) ont réussi à quitter, malgré l’opposition fréquente de leurs parents, le « Sumangali Thittam ». HOPE offre des formations de 3 mois pour donner aux bénéficiaires des capacités de réparer d’ordinateurs et de téléphones portables. Au bout de la formation, les jeunes diplômées ont retrouvé de la confiance en elles et sont en mesure de réaliser des réparations sans aide extérieure. Soit elles retrouvent du travail dans des magasins soit elles ouvrent, grâce à des microcrédits leur propre commerce. HOPE mène également des séances de sensibilisation dans des écoles primaires et secondaires.

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  1. Soutien à la création d’entreprises et formations professionnelles à des femmes musulmanes

L’objectif est de mobiliser et de former des femmes musulmanes pour leur permettre de créer des activités à revenus suffisants (jardinage, élevage d’animaux domestiques, artisanat) pour entretenir leurs familles. Les bénificiaires ont accès à des prêts remboursables qui leurs permettent de lancer leur propre entreprise. Des comités exécutifs constitués au niveau des villages par des femmes musulmanes gèrent la distribution des prêts et veillent aux remboursements de ceux-ci. La création de ce fonds garantit la sélection de nouvelles bénéficiaires sans appui d’une organisation externe.

 

  1. Proposer un emploi alternatif à des agricultrices ayant perdu leur moyen d’existence à cause de l’exploitation commerciale des terres agricoles

Des femmes qui ne sont plus capables de labourer les champs bénéficient de formations en gestion d’acitvités économiques à faible échelle. Ces formations sont consacrées à l’élevage de volailles et de chèvres, ainsi qu’à la cultivation de potagers domestiques. Les femmes suivront des cours sur la fabrication et l’utilisation d’engrais et de pesticides organiques (compostage, plantes traditionnelles). Elles n’auront dès lors plus besoin d’avoir recours à des produits chimiques. A la fin du cycle de formation, les diplômées reçoivent un capital de départ sous forme de micro-crédit pour lancer leurs activités économiques (élevage, potagers). Les remboursements de ces crédits alimentent les fonds de l’organisation locale en charge du bon déroulement du cycle de formation et permettent ainsi la continuation du cycle indépendamment du soutien par une organisation externe.

  1. Promotion des pratiques agricoles durables pour agricultrices

Des agricultrices musulmanes et dalits (caste des Intouchables) apprennent par moyen de formations ciblées dans des écoles agricoles à gérer des banques de semences, à avoir recours aux cultures adaptées au contexte local et à exercer des stratégies de vente. La fabrication et la gestion d’engrais organique sont enseignées de même que les pratiques d’enlèvement de la cosse des grains pendant les processus de broyage et de fabrication de fleurs par application de méthodes respectueuses de l’environnement. En parallèle aux formations, des unités de compostage par activité de vers, ainsi que des banques de semences sont mises en place au niveau villageois en vue de renforcer les liens et l’esprit de communauté entre agricultrices. Des fédérations d’agricultrices permettent de prendre des décisions collectives concernant la nature des produits à cultiver, les prix du marché et toute la structure de vente. Les diplômées bénéficient de prêts (microcrédits). Le remboursement de ces prêts serviront à garantir le fonctionnement des banques de semence ou encore des installations de compostage. Celles-ci permettront aux bénéficiaires de faire face aux aléas économiques et climatiques.

Avancement du projet en 2016

Les femmes issues de milieux défavorisées dans la région autour de la ville de Trichy (Tamil Nadu) ont accès grâce au soutien de nos partenaires Manhitam Trust, WE Trust et CWS à des microcrédits. Grâce à ces microcrédits, les femmes sont en mesure de s’acheter des vaches, des poules ou encore des chèvres ou encore de commencer des activités commerciales (par exemple la restauration). D’autres femmes qui sont souvent des agricultrices ayant perdu leurs terres cultivables, préfèrent aménager des potagers et cultiver des légumes tout en utilisant des engrais organiques produits sur base de bouse et d’urine de vache, de sucre non raffiné (jaggery), de feuilles de l’arbre Neem (pesticide naturel). Elles sont dès lors en mesure de ne pas recourir à des engrais minéraux vendus par de grands distributeurs. Ces acquisitions permettent aux femmes d’acquérir une certaine autonomie économique et de les mettre en confiance pour revendiquer d’autres amélioration de leur qualité de vie. Ce programme de soutien aux femmes fonctionne en networking et permet ainsi des interactions entre bénéficiaires.

Pendant la première année du projet, plus de 200 femmes ont bénéficié de ces microcrédits et possèdent d’ores et déjà de moyens de les rembourser. L’argent est ainsi collectée auprès de collectivités villageoises qui accordent dès lors des microcrédits à d’autres bénéficiaires et opèrent ainsi sans besoin de recourir à l’aide extérieure.

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