Amélioration du niveau de subsistance dans 3 villages ruraux du district de Pudukkottai (Tamil Nadu) par une meilleure gestion des ressources en eau

La région ciblée dépend essentiellement de l’agriculture qui constitue la source de revenus principale pour la population. Néanmoins, les pratiques agricoles deviennent de plus en plus pénibles et aléatoires suite au manque apparent de ressources en eau. Cette situation et la précarité qui en résulte est une des causes principales de l’émigration de la population rurale vers les centres urbains.

Le régime des précipitations est aléatoire : souvent de très fortes chutes de pluies et des périodes de sécheresse prolongées se suivent. Les capacités de rétention de l’eau sont insuffisantes et les bassins et mares artificiels qui ont été construits ne sont pas aptes à stocker l’eau de manière adéquate. Une bonne partie de celle-ci s’évapore avant d’atteindre la nappe d’eau souterraine.

La situation est aggravée par des pratiques agricoles et des cultures au besoin d’eau élevé (blé, maïs, cannes à sucre…). Ceci engendre une surexploitation de l’eau souterraine qui est le plus souvent utilisée comme ressource et une baisse significative des niveaux d’eau dans le sous-sol.

Objectifs du projet :

  • sensibilisation des agriculteurs à des pratiques agricoles écologiques qui demandent relativement peu d’eau
  • construction d’infrastructures adéquates
  • création de 3 comités de gestion responsables
  • Plantation d’arbres par 600 agriculteurs
  • Création d’une pépinière avec une capacité de 50.000 à 100.000 jeunes plants
  • Mise en place de maraîchages à faible échelle pour 150 femmes vivant seules
  • Accès aux femmes célibataires à des programmes gouvernementaux (élevages, pisciculture)

En 2021 Dignity asbl a reçu l’accord du Ministère des Affaires Etrangères (Direction de la Coopération au développement et de l’action humanitaire) du Luxembourg

Bénéficiaires :

395 ménages soit environ 3.700 personnes réparties sur 3 villages

Durée du projet : 2021-2023

Partenaire en Inde : ONG Velicham Trust

Coûts du projet : 127.000€ sur 3 ans

Votre don soutient le projet d’amélioration de la gestion de l’eau dans 3 villages du TN


Développement rural de 60 villages indigènes (continuation et extension du projet Paderu)


Présentation du projet :

La population des indigènes (adivasi) – un demi-million (7% de la population) vit dans la région montagneuse des Eastern Ghats, difficilement accessible où sévissent l’insécurité alimentaire croissante et une situation de santé précaire.

Le but global du projet commencé en 2016 était de regrouper les habitants des 50 villages dispersés en une coopérative afin de remédier à cet état difficile. Ce projet engagé en 2016 est entré en 2019 dans une deuxième phase : extension sur 10 nouveaux villages.

Développement du projet :

Le succès du projet est basé sur l’approche communautaire et sur l’implication et la responsabilisation des bénéficiaires :
• renforcement de la sécurité alimentaire pour 8000 personnes par la création de potagers et les cultures de céréales respectueuses de l’environnement
• Initiation à la préparation d’engrais organique
• création de coopératives visant à organiser la vente du surplus des récoltes sur les marchés hebdomadaires
• Culture de plantes médicinales ayurvédiques avec création de relations commerciales avec une compagnie pharmaceutique de produits ayurvédique à Coimbatore (projet encouragé et supporté par le comité de l’agence nationale médicinal de plantes – NMPB -)
• création de sapinières avec distribution et vente de jeunes arbres
• promotion des soins de santé par des formations en phytothérapie et la culture de plantes médicinales ancestrales.
• aide aux illettrés afin de profiter auprès de l’administration des aides étatiques (distribution de riz, construction de latrines, approvisionnement en eau potable, construction d’étangs de pisciculture)
• distribution de kits de nutrition et de médicaments aux patients anémiques identifiés lors de camps médicinaux
• formation professionnelle pour personnes handicapés suivie d’embauche à des emplois simples
• construction d’un local pour la gestion de la coopérative.

Durée du projet : avril 2019 – 2023
Coûts : 300.000€ sur 3 ans

En 2019 Dignity asbl a reçu l’accord du Ministère des Affaires Etrangères (Direction de la Coopération au développement et de l’action humanitaire) du Luxembourg
Partenaires en Inde : Center for World Solidarity (CWS Hyderabad), Amrutha Welfare Society (Paderu)
Donateurs importants (>1000euros): Gouvernement luxembourgeois, Communes de Schengen, Betzdorf, Differdange,…

Votre don permet d’assurer une sécurité alimentaire à 8000 personnes et la possibilité de vivre dignement.


Acquisition de machines agricoles afin d’améliorer les conditions de travail des femmes agricultrices

Depuis trois ans, l’association Dignity asbl s’est engagée dans un projet avec 12 villages des populations tribales dans la région de Paderu en Inde du Sud. La production agricole a été d’une part intensifiée par l’application du compostage naturel et d’autre part diversifiée par la production de légumes sur des surfaces communautaires dans les villages. Le travail difficile repose surtout sur les femmes : battre les graines, moudre avec des meules lourdes.

Notre partenaire indien a suggéré de procurer aux femmes des machines simples pour leur faciliter la tâche actuellement très dure. Ces machines permettraient un travail corporel moins douloureux pour le corps et surtout le dos. Ces machines, bien que rudimentaires, faciliteront la tâche aux femmes qui ainsi gagneront du temps pour exécuter le travail. Elles pourront cultiver un nombre plus élevé de légumes pour les vendre sur le marché et ainsi augmenter le revenu familial.

Nous avons donc acheté 8 machines différentes :

4 machines pour dénoyauter les groseilles

1 machine pour moudre les céréales et remplacer les meules lourdes

1 four pour cuire des biscuits fabriqués à base de farine de millet, qui se vendent bien au marché

2 machines pour peler le curcuma, ce qui permettra de le vendre à un prix plus élevé sur le marché

Ces machines servent à toute la communauté et sont gardées dans le centre communautaire de la coopérative et supervisées par un membre de l’association partenaire.

Nous remercions l’Association Femmes d’Europe asbl. qui par le don de 3 650 euros a financé ce projet.

Ce projet a été réalisé dans le cadre du projet “Soutien au développement rural dans 12 villages indigènes“.


Développement rural de 60 villages indigènes

Infographie
Agriculture intégrée Coopérative agricole Gestion intégrée des ressources en eau Valorisations des produits agricoles Agriculture biologique Création de revenus Accès aux aides étatiques Alphabétisation Amélioration des soins de santé Stratégie de mise en place d’une sécurité alimentaire pour les villages indigènes « adivasi » dans la région de Paderu Etat d’Andhra Pradesh, Inde<

Agriculture intégrée

La diversification des cultures (horticulture, légumes, maïs,…) si possible au niveau d’un potager familial permet plusieurs récoltes par année. Les élevages de poules et de poissons garantissent un apport nutritionnel supplémentaire. L’intégration de l’ensemble de ces pratiques au sein d’un seul ménage permet en outre de répondre à des intempéries ou sécheresse, aléas de la nature.

Coopérative agricole

Les agriculteurs de chaque village s’organisent dans une société de producteurs (village level producer society, VLPS). Les VLPS de l’ensemble des villages sont réunies dans la coopérative agricole « Joodla ». « Joodla » assure notamment la distribution de semences à partir de banques de semences, la valorisation des produits, ainsi que la vente des produits. Les agriculteurs n’ont dès lors plus besoin de vendre individuellement leurs produits ou de passer par des marchands intermédiaires.

Gestion intégrée des ressources en eau

Bien que les précipitions annuelles dans la région soient équivalentes à celles du Luxembourg, les ressources ne sont souvent pas utilisées durablement. Le captage de cours d’eau et de sources vers des bassins de rétention permet aux villageois d’utiliser l’eau pendant toute l’année aussi bien pour la pisciculture que pour des fins d’irrigation, sans pour autant nuire aux écosystèmes. Ceci garantit aux villageois un apport nutritionnel supplémentaire et plusieurs récoltes par an. L’eau est gérée au niveau communautaire. Les cultures utilisées sont relativement peu consommatrices en eau. Dans certains villages, la gestion des ressources en eau inclut également le renforcement des systèmes d’adduction en eau potable. Cette tâche incombe aux autorités locales, qui ne disposent cependant pas de moyens adaptés pour couvrir l’ensemble des villages de manière adéquate.

Valorisations des produits agricoles

Les agriculteurs membres de la coopérative « Joodla » déposent leurs récoltes de céréales au « processing center » géré par notre partenaire Amrutha. Dans ce centre, les graines sont nettoyées, concassées et pulvérisées au moyen de machines modernes. Les farines et les semoules sont alors vendues à des prix plus élevés que les produits bruts que les agriculteurs avaient l’habitude de vendre avant l’instauration du projet.

Agriculture biologique

Dans le cadre du projet des engrais azotés organiques sont utilisés exclusivement. Aucune application de produits phytopharmaceutiques à base chimique n’a lieu. Les semences et les plantes ne sont traitées que par produits naturels (p.ex. plante Neem, Jeevamrutham).

Création de revenus

3 sortes de revenus sont générées par le projet :

L’agriculture intégrée permet de produire un surplus par rapport aux besoins de consommation propre.

En novembre 2018, une convention a été signée entre la coopérative agricole Joodla et l’institut de produits de traitement ayurvédiques, Arya Vaidya Pharmacy (AVP). Les plantes médicinales locales serviront d’ingrédients aux produits fabriqués par AVP. Une partie du revenu de vente sera versée aux agriculteurs. La partie restante sera gérée par Joodla pour réaliser des investissements pour le bien communautaire. AVP s’est également engagé à la formation de jeunes bénéficiaires dans le domaine de traitements ayurvédiques.

Création d’un revenu supplémentaire par la vente de farines et de semoules fabriquées au « processing center ».

Accès aux aides étatiques

L’État offre différents soutiens aux populations indigènes. Les responsables de notre projet informent les bénéficiaires des aides disponibles et les guident à travers les processus administratifs parfois lents et difficiles. Ainsi, des pensions ont été obtenues pour des personnes âgées, pour des handicapés et pour des veuves. Dans plusieurs villages, des poulaillers financés par l’État ont été réalisés. Nos partenaires apprennent aux bénéficiaires de gérer cette acquisition : vacciner les poules, couver des œufs et protéger l’endroit face aux ennemis naturels. Suite à l’initiative de nos partenaires, les autorités offrent également des poissons à ceux qui ont creusé des étangs. Nos bénéficiaires ont également reçu de jeunes arbres fruitiers qu’ils ont intégrés dans leur agriculture. L’État a également comme mission de construire des systèmes d’adduction en eau potable. Faute de moyens étatiques, les réalisations de notre projet renforcent dans les villages nécessiteux la distribution et le bon fonctionnement à long terme de ces systèmes.

Alphabétisation

Les cours d’alphabétisation du soir sont donnés par des jeunes filles qui ont fréquenté l’école primaire pendant 10 années. Les bénéficiaires qui y participent apprennent tout d’abord à signer le reçu de leur vente par leur nom et non par poser l’empreinte du doigt. Ensuite, elles sont familiarisées avec les nombres. Ceci les rend capables d’évaluer la quantité de leurs produits à vendre. Ces deux techniques élémentaires renforcent leur estime de soi.

Amélioration des soins de santé

Les services de santé sont difficilement accessibles aux populations des villages. Pour cette raison, des camps médicaux sont régulièrement organisés par nos partenaires locaux. La région de Paderu est aussi connue pour sa grande variété de plantes médicinales. Notre projet valorise la tradition de traitement de certaines maladies (maux de tête, infections cutanées,…) par des herboristes. Des formations ont lieu avec une attention particulière au renforcement de capacités de jeunes herboristes « en herbe ».

Stratégie de mise en place d’une sécurité alimentaire pour les villages indigènes « adivasi » dans la région de Paderu Etat d’Andhra Pradesh, Inde<

Situation au départ

Les villages indigènes de la région de Paderu sont situés dans une région montagneuse isolée et difficilement accessible. Nombre d’habitants souffrent de malnutrition chronique. Les cultures traditionnelles (légumes, céréales,…) ont souvent été abandonnées au dépens de cultures dites commerciales (café, poivre,…). Les villageois qui possèdent souvent un niveau d’éducation bas, vendent leurs produits soit individuellement soit à des marchands intermédiaires à des prix dérisoires. La pauvreté, l’insécurité alimentaire et l’isolement engendrent une situation de santé précaire.

Objectifs du projet

L’objectif du projet actuel débuté en 2015 et co-financé par le Ministère des Affaires étrangères et européennes du Gouvernement Luxembourgeois, est de garantir jusqu’en septembre 2019 une sécurité alimentaire pendant 10 mois par année pour 1.000 familles bénéficiaires dans 50 villages indigènes. Entre septembre 2019 et août 2022 il est prévu d’étendre, dans le cadre d’un nouveau projet, le nombre de bénéficiaires à 2.000 familles dans les 50 villages tout en garantissant une sécurité alimentaire pendant l’ensemble de l’année. Des bénéficiaires seront également atteints dans 10 villages indigènes supplémentaires.

Le projet est mené en collaboration avec nos partenaires Center for World Solidarity (CWS) et Amrutha Welfare Society (AWS). Ces partenaires assurent un suivi direct des bénéficiaires et garantiront une implémentation durable du projet sans aide externe à l’échéance 2022. La sécurité alimentaire sera garantie par 9 piliers.

Présentation du projet:

Les indigènes de la région de Paderu – un demi-million (7% de la population) vit dans la région montagneuse des Eastern Ghats, difficilement accessible. L’insécurité alimentaire croissante et une situation de santé de plus en plus précaire sont le résultat de difficultés multiples, p.ex de longs trajets à pied pour aller vendre leurs produits aux marchés hebdomadaires ou encore la vente obligatoire de leurs récoltes à des marchands intermédiaires à des prix trop bas.

Le but global du projet est de regrouper les habitants des 50 villages en coopérative afin de leur assurer une sécurité alimentaire et de garantir des prix fixes sur les marchés des grandes

villes.

Développement du projet:

Le succès du projet est basé sur l’approche communautaire et sur l’implication des bénéficiaires:

– le renforcement de la sécurité alimentaire pour 1000 familles par la création de 750 potagers et des cultures de céréales respectueuses de l’environnement

– la création de coopératives organisant la vente du surplus des récoltes sur les marchés hebdomadaires

– la promotion des soins de santé par des formations en phytothérapie et la culture de plantes médicinales

– l’aide aux illettrés afin de profiter auprès de l’administration des aides étatiques (points de distribution de riz, construction de latrines et d’approvisionnement en eau potable, des étangs de pisciculture)

Durée du projet : avril 2016 – mars 2019

Coûts: 207.000 euros sur 3 ans

En juin 2016 Dignity asbl a eu l’accord du Ministère de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché de Luxembourg.

Partenaires en Inde : Center for World Solidarity (Hyderabad), Amrutha Welfare Society (Paderu)

Donateurs importants (>1.000 euros) : Gouvernement luxembourgeois, Rotary Club Schuman, Fraen an Mammen Saeul, Femmes d’Europe Bruxelles


Construction d’une installation de lombricompostage

Année de réalisation : 2015

Partenaires locaux : Saccidananda Ashram Shantivanam

Nombre de bénéficiaires :

Coûts du projet : 3 500 euros/an

Description du projet : Le projet consiste en la construction d’une installation de lombricompostage au sein du Saccidananda Ashram Shantivanam. Cette installation facilitera la mise en place de potagers au sein de l’ashram. Les produits sont vendus au profit de projets de bienfaisance (soutien de familles défavorisées du village) gérés par l’association créée par l’ashram. La possibilité de réutiliser le lisier de vaches permettra également par l’achat de nouveau bétail d’augmenter la production de lait au profit de familles défavorisées. Le respect de l’environnement (utilisation d’engrais organique, pas de recours à des pesticides) est également un but de ce projet.


Réalisation de 2 systèmes d’adduction d’eau

Une convention avec notre partenaire indien Centre for Word Solidarity (CWS) vient d’être signée pour réaliser un réseau d’adduction en eau potable dans le village d’Allivaram, ainsi que d’un système d’approvisionnement d’un réservoir naturel pour irrigation et pisciculture dans le village de Sappiputtu.
Les deux projets ont été décidé suite à un besoin exprimé par la population des 2 villages lors de la dernière visite de projets de Dignity asbl dans la région.

Système d’adduction d’eau potable dans le village tribal d’Allivaram

Année de réalisation : 2015

Partenaires locaux : CWS/Amrutha Welfare Society

Nombre de bénéficiaires : 220

Coûts du projet : 8 500 euros (contribution Dignity)

Description du projet : Les habitants d’Allivaram ne disposent actuellement pas d’accès sécurisé à l’eau potable. Leur unique source d’approvisionnement est une source non protégée contre les risques de pollution et dont les débits sont insuffisants pour garantir de l’eau en quantité suffisante surtout pendant les périodes sèches. Alors que les standards hygiéniques prévoient qu’une famille dispose de 350 litres d’eau par jour, la disponibilité actuelle à Allivaram est de 195 litres par jour par famille. Une source d’eau non utilisée à l’heure actuelle est située à moins d’un kilomètre du village. Cette source dispose suivant des investigations réalisées par les villageois et les équipes techniques de CWS de suffisamment de débits pendant toute l’année en vue de garantir la sécurité d’approvisionnement du village. Les travaux nécessaires pour amener l’eau du village comprennent la construction d’un captage de source, d’un réservoir de stockage d’une capacité de 10 000 litres, d’environ un kilomètre de conduites, ainsi que de 2 bornes-fontaines. Les habitants, qui ont formé un comité villageois pour ce projet, se sont engagés à participer activement au projet par la mise à disposition de main d’œuvre notamment pour l’apport de matériel disponible localement (graviers, sable) et pour creuser des tranchées pour les conduites d’adduction. La contribution villageoise en main d’œuvre correspond « virtuellement » à 35% des coûts du matériel de construction que Dignity asbl s’est engagé à financer.

Système d’approvisionnement d’un réservoir naturel pour irrigation et pisciculture dans le village tribal de Sappiputtu

Année de réalisation : 2015.

Partenaires locaux : CWS/Amrutha Welfare Society

Nombre de bénéficiaires : 200

Coûts du projet : 7 700 euros (contribution Dignity)

Description du projet : Les villageois de Sappiputtu souhaitent utiliser l’eau souterraine de 2 sources situées en amont du village pour alimenter un réservoir naturel qui sera utilisé aussi bien pour l’irrigation de terrains voisins que pour la pisciculture. Les terrains et la pisciculture ainsi que les bénéfices seront gérés au niveau de la communauté. Les produits seront vendus au marché hebdomadaire de Paderu et contribueront à garantir la sécurité alimentaire du village. Les terres seront labourées de manière durable avec des cultures locales et sans utilisation d’engrais minéraux et de pesticides. Les villageois contribueront directement au projet en mettant à disposition leur main d’œuvre. Ces contributions locales correspondent « virtuellement » à 23% des coûts du matériel de construction que Dignity asbl s’est engagé à financer.

Ce projet a été réalisé dans le cadre du projet “Soutien au développement rural dans 12 villages indigènes“.


Soutien au développement rural dans 12 villages indigènes

Années de réalisation : 2014-2016.

Partenaires locaux : CWS/Amrutha Welfare Society

Nombre de bénéficiaires : +/-1800

Coûts du projet : 45 000 euros (contribution Dignity)

Description du projet :

Les 10 villages bénéficiaires sont isolés dans une région montagneuse difficilement accessible. Les villages dépendent des activités agricoles et forestières. Les revenus sont assurés par la vente des produits à des commerçants au marché hebdomadaire de Paderu. Faute de connaissance des prix des marchés, ils sont souvent vendus à des prix excessivement bas. A ceci s’ajoute que la vie villageoise est devenue de plus en plus dépendante de produits qui ne sont pas disponibles localement et qui doivent être achetés au marché de Paderu. Ce déséquilibre a un effet néfaste sur le pouvoir d’achat et la sécurité alimentaire dans les villages. La situation devient dramatique lorsque les villages sont frappés comme en octobre 2014 (cyclone Hudhud) par des catastrophes naturelles. La précarité de la situation alimentaire favorise la malnutrition et la prolifération de maladies. A ceci s’ajoute un accès très limité aux ressources d’eau potable et une absence d’installations sanitaires adéquates.

Le but du projet est d’améliorer la sécurité d’alimentation en favorisant le développement des pratiques agricoles anciennes. Depuis 2014 les bénéficiaires possèdent la possibilité d’augmenter la fertilité des terres de manière respectueuse par rapport à l’environnement notamment par l’application de techniques de compostage (vermis compost, azolla) associée à une diversification des cultures. La valorisation de la marchandise notamment par l’introduction de techniques (par exemple machine à épépiner des groseilles indiennes, amla), permet de vendre les produits à un meilleur prix au marché. Cette valorisation ne se limite pas aux produits alimentaires. Ainsi, la fabrication de balais au niveau communautaire a lieu dans certains villages. Il est prévu d’organiser les communautés en co-opération pour faciliter la vente des produits. Les partenaires de Amrutha Welfare Society soutiennent les populations pour faciliter l’accès aux subventionnements étatiques (par exemple pour la construction de latrines) et défendent leurs intérêts auprès des autorités. La sensibilisation des populations dans les domaines de la sécurité alimentaire et de l’hygiène constitue un volet essentiel du projet. Des séances de sensibilisation ont lieu au niveau des écoles, des communautés. Des techniques de sensibilisation ludiques (performances théâtrales, chansons) sont utilisées. Ces séances de sensibilisation liées à des visites médicales organisées dans les villages ont ainsi mené à la réduction de maladies dues à une mauvaise hygiène corporelle pendant la première année du projet.

Avancement du projet en janvier 2015

voir images 

Avancement du projet en janvier 2016

Dans les 12 villages indigènes (« adivasi ») de la région de Paderu (montagnes des Eastern Ghats dans l’Etat de l’Andhra Pradesh), soutenus par notre projet, les habitants ont retrouvé en collaboration avec nos partenaires locaux, les ONG CWS et Amrutha Welfare Society leurs valeurs traditionnelles et ont pris consciencieusement le choix conscient de cultiver des produits agricoles locaux ( légumes, céréales vivrières) pour assurer un régime de nutrition sain pour toute la communauté, et ainsi d’abandonner peu à peu les cultures commerciales comme par exemple le café. Les villages labourent dès à présent les champs par un travail communautaire. Des jardins et potagers fleurissent dans les villages.

Les habitants utilisent désormais grâce à l’encadrement de partenaires locaux des engrais organiques (jeevamrutha, natural farming) produits sur base de bouse et d’urine de vache, de sucre non raffiné (jaggery), de feuilles de l’arbre Neem (pesticide naturel). L’épandage de cet engrais soit sous forme solide soit sous forme de liquide ne s’avère non seulement économiquement avantageux et protège contre la détérioration des sols et de la qualité de eau, mais il permet aussi des récoltes suffisantes pour garantir la sécurité alimentaire des villageois.

Grâce au retour de pratiques agricoles et forestières locales (légumes, céréales cultivés notamment avec des engrais organiques, groseilles indiennes/amla) une coopérative de producteurs villageois, encadrée par nos partenaires locaux, est en train de se former dont. Son but est de garantir la vente des produits locaux à des prix stables sur les marchés de la région. L’acquisition de machines donnant une valeur ajoutée aux produits ( dénoyautage des grosseilles indiennes, machines pour moudre les céréales et enlever la glume du millet brun) permettent non seulement de garantir des bénéfices supplémentaires, mais facilitent aussi significativement la tâche quotidienne fatiguante des femmes.

L’amélioration des conditions de vie dans les 12 villages indigènes est liée à l’amélioration des accès aux soins de santé de base, à l’eau potable ou encore aux prestations sociales fournies par l’Etat. Notre partenaire Amrutha Welfare Society facilite l’accès des villageois aux programmes des soutien étatique (construction de système d’adduction en eau potable et de latrines, pension de vieillesse, pension d’invalidité, accès aux centres de santé, programme de distribution de nourriture). En complément, les traitements traditionnels avec les plantes médicinales en retrait depuis quelques décennies sont sur le point de se développer à nouveau. Cette évolution est soutenue par nos partenaires locaux, qui organisent des formations de praticiens, le développement des plantes médicinales, ainsi qu’un préparation hygiénique de celles-ci. La phytothérapie est un complément indispensable à la médecine moderne. Ceci notamment en ce qui concerne des maladies répandues comme les maux de tête, les refroidissements, des maladies de la peau, des infections vaginales et des maladies de gastro-entérites.

Encouragée par le succès du projet constaté sur le terrain, Dignity envisage d’étendre les activités du projets dans 50 villages indigènes.

Les 12 villages sont aujourd’hui en 2016 intégrés dans le projet contenant 50 villages et jouent un rôle de tuteur pour les nouveaux villages. Ce projet est subventionné par le Ministère de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché de Luxembourg.

voir images 

Merci à Tom Schaul pour les photos.

 


Compostage à Chagalamarri

Jusqu’à présent l’agriculture indienne employait essentiellement des engrais chimiques pour atteindre des récoltes élevées. En conséquence le prix de ces engrais a beaucoup augmenté ces dernières années et de ce fait il est presque inabordable pour les paysans pauvres. Ceux-ci sont obligés de chercher une autre solution. Ainsi se dessine un intérêt pour l’agriculture écologique employant le compostage naturel.

De plus en plus d’entreprises agricoles se tournent d’ailleurs vers cette solution.

Notre projet vise à donner la possibilité aux paysans des castes inférieures  de se procurer cet engrais naturel, afin de pouvoir rentabiliser leurs petites parcelles de terres pour en tirer une récolte suffisante pour subvenir aux besoins de leur famille.

Ceci permettra aux journaliers de rester au village auprès de leur famille. Ils n’auront plus besoin de partir au loin pour de longs mois, à la recherche d’un travail mieux rémunéré. Notre partenaire indienne, l’association « Allagadda Taluk Harijana, Christian Social Welfare Society » à dans l’Andhra Pradesh (Inde du Sud) organise le compostage naturel  par l’intermédiaire de sa coopérative. Elle investit le revenu qu’elle tire de cette activité dans les projets sociaux du village (Elders House, scolarisation des enfants des Intouchables, soutien aux personnes âgées, formation professionnelle des jeunes filles,…).

Le projet prévoit deux phases :

1)     Achat du matériel : dépenses uniques

  • 2 halls de travail avec toit en métal                          3 500 Euros
  • forage d’un puits + moteur                                           2 000
  • outils divers                                                                            150
  • balance                                                                                     280
  • machine spécialisée                                                            170
  • matériel organique (bouse de vache, vers…)           600
  • salaire pour 2 ouvriers pour 3 mois                            600

                                                             Total :    7 300 Euros

2)     Dépenses courantes et rentabilité 

Le revenu escompté de 16 tonnes de compost après 3 mois sera vendu à moitié aux paysans pauvres et pour l’autre moitié à des paysans riches. Ainsi sera créé un premier pas vers une agriculture durable et beaucoup de petits paysans auront la possibilité de vivre de leur propre récolte.

 

Après déduction des coûts d’installation et des coûts de main-d’œuvre, ce projet apportera un bénéfice mensuel de 60 Euros, qui seront versés au foyer du jour « Elders House » (construit par Dignity en 2011) pour les frais d’entretien et de nourriture pour les personnes délaissées.

 

Ce projet a débuté en 2012 et a été achevé fin 2013.

 

 


Projet d’irrigation à Chagalamarri dans l’Andhra Pradesh

Le gouvernement de l’Inde a donné 32 ha de terres à 32 familles pauvres (caste des Intouchables) qui pourraient en retirer un revenu décent pour environ 360 personnes. Certaines d’entre elles ont mendié dans les rues jusqu’à présent, d’autres ont pu cultiver des récoltes maigres, dépendant des pluies qui tardaient à venir pendant les années passées. Les longues périodes de sécheresse ont détruit en partie les récoltes.

Actuellement une partie des terres sont en friche, sur d’autres les agriculteurs cultivent du millet sans grand revenu.

Adjacent à ces terrains se trouve un large canal dont les agriculteurs ont le droit employer l’eau pour irriguer les champs. Mais les terrains sont situés à un niveau plus élevé que le canal. D’autre part il faudrait égaliser les terrains afin de créer de bonnes conditions pour la culture du riz.

Tous les efforts des nouveaux propriétaires pour obtenir une aide du gouvernement indien ou des autorités locales afin de réaliser les travaux nécessaires permettant l’irrigation des terres n’ont abouti à aucun résultat. Les autorités déclarent les agriculteurs responsables pour ces travaux d’aménagement – chose impossible sans soutien financier.

Une association indienne locale, la Allagada Taluk Harijana Christian Welfare Society, s’est chargée de faire une demande à Dignity pour aider ces personnes. Le devis pour la réalisation des travaux s’élève à 10.000€. Les travaux d’irrigation et d’égalisation des terres une fois réalisées, ces familles seront à même de produire leur propre nourriture. L’excès de la récolte vendu leur permettra également de subvenir à d’autres besoins fondamentaux : soins médicaux, scolarisation des enfants, achat des outils ménagers, etc.

Les bénéficiaires de ce projet signeront un contrat avec l’association indienne, s’engageant à remettre 2x par an au Foyer de jour pour personnes âgées (construit et subventionné par Dignity) une part minimum (à définir) de leur récolte.
Cette exigence poursuit un double but :
– assurer le fonctionnement du Foyer de Jour pour personnes âgées indépendamment d’une aide financière externe,
– créer un sens des responsabilités pour le développement communautaire chez les agriculteurs.

Merci pour toute contribution financière !